vendredi 5 septembre 2014

Déplacer la tombe du prophète sous prétexte de élargir le lieu du pèlerinage

Une étude saoudienne proposant de déplacer le corps du prophète de l’Islam Mohammad (PBSL) d’Al-Masjid Al-Nabawi aux cimetières d’al-Baqih a suscité une vive réaction de la part des oulémas d’al-Azhar, plus haute instance religieuse en Egypte.
Selon le plus haut membre des oulémas et ancien président de l’université religieuse d’al-Azhar, Ahmad Omar Hachem, il est prohibé de porter atteinte aux corps des morts.
S’exprimant au journal al-Chourouk, Hachem a  souligné qu’il était prohibé de toucher et de déplacer le corps du prophète, ajoutant que la tombe du prophète est fixée par la religion et par Dieu. Donc, le prétexte de déplacer son corps pour élargir le lieu du pèlerinage n’est pas valable ».
Pour sa part, un autre haut dirigeant d’al-Azhar, Mahmoud Mhanna, a qualifié d’  « échec » le projet d’élargissement, précisant qu’il est contraire à la Sunnah et aux avis des compagnons du prophète.
Tout en avertissant qu’une telle mesure provoquera une division majeure, et ouvrira les portes de l’enfer aux musulmans, il a souligné que ce projet « concerne l’esprit wahhabite, mais c’est un esprit faux et nous ne le reconnaissons pas. Le prophète ne peut être déplacé de sa place,  et les penseurs éclairés doivent combattre ces idées et ces études ».
Le doyen de la faculté de religion d’al-Azhar à Assiout, Mokhtar Marzouki, a qualifié de « choquant » ledit appel, appelant les wahhabites à ne réfléchir à une mesure pareille.
C’est le journal britannique The Independant qui rapporte l’information en ce début de semaine. Selon ce dernier, un nouveau plan d’aménagement vient d’être diffusé auprès des « superviseurs » de la mosquée de Médine, considérée comme le 2e lieu saint dans l’islam après Masjid al-Haram à La Mecque.
Le document en question, composé de 61 pages, propose, en effet, de placer la tombe du prophète Mohammad (PBSL) dans le cimetière appelé « al-Baqi» situé à proximité. Il propose également de l’enterrer dans un tombeau plutôt anonyme. Les chambres qui entourent son tombeau actuel et qui étaient autrefois utilisées par ses femmes et ses filles, pourraient elles être entièrement détruites.
 

lundi 18 août 2014

Mame Cheikh Anta Mbacke

Mame Cheikh Anta Mbacke Borom Darou Salam ak Gawane Borom Dareum ak ngareum

Mame Cheikh Anta MBACKE est l’un de ceux dont la détermination inflexible dans le service de Cheikhoul Khadim a contribué de façon décisive dans le développement de la Mouridiya et de son inscription dans une courbe irréversiblement ascendante.
Qui était cette grande figure emblématique de la Mouridiya que d’aucuns n’ont pas hésité à dépeindre comme le grand argentier de la communauté de Serigne Touba.
Naissance

Cheikh Sidy Moukhtar MBACKE, plus connu sous le nom de Mame Cheikh Anta MBACKE ou de Borom Gawane a vu le jour à Porokhane, dans le Rip en 1867. Les sources ne s’accordent cependant pas sur la date de sa naissance. Certains la situent l’événement en 1861, d’autres en 1863. Ce qu’il est important de savoir, c’est qu’il est issu du même père que Cheikhoul Khadim, c’est à dire de Serigne Momar Anta Sally. Sa mère, la vertueuse Sokhna Anta Ndiaye MBACKE était une cousine de Sokhna Diarra BOUSSO la mère de Khadimou Rassoul. Ainsi, les deux frères, en dehors du lien de sang qui leur vient de leur père commun sont aussi des cousins par leurs mères.
Education et formation

Cheikh Sidy Moukhtar Mbacké a appris le Coran et les sciences religieuses auprès de maîtres très célèbres ; Serigne Dame Abdou Rahman Lo et Serigne Mor Seck lui ont enseigné Coran et il fit ses humanités en sciences religieuses auprès au Serigne Mor Diarra son frère aîné. Après ses études, il rejoignit Cheikh Ahmadou Bamba qu’il ne quittera plus jamais. Auprès de Khadimou Rassoul, il reçut une formation solide qui fera de lui un homme efficace, intègre sachant poursuivre avec opiniâtreté son objectif et donner le prix qu’il faut pour impétrer l’agrément de son maître.
Cheikh Anta Mbacké vouait une obéissance totale à son frère et respectait à la lettre ses recommandations. Il avait, à l’instar de ses autres frères troqués le lien de sang contre l’allégeance. Il était toujours en quête de son agrément. Cheikh Sidy Moukhtar grand travailleur, en plus des exploitations agricoles qu’il entretenait avec ses disciples, faisait également du commerce et s’impliquait dans tous les domaines pouvant lui rapporter quelque chose. Par la grâce de Dieu, il était nanti et mettait sa richesse au service du Cheikh. Il était généreux et aidait les nécessiteux.
La fidélité et l’attachement au maître valurent au disciple d’être un homme de confiance

Fidèle disciple, Mame Cheikh Anta a été l’une des rares personnes à avoir rendu visite à Serigne Touba à Lambaréné lors de son exil au Gabon. De ce voyage mémorable, il a rapporté des écrits du Cheikh et des reliques dont un lit. Il a également rapporté des directives destinées à Mame Thierno Ibra Faty qui avait en charge les destinées de la communauté en l’absence du Maître. Il a surtout apporté aux talibés la certitude que le Maître était bien vivant et qu’il allait revenir parmi les siens, contrairement aux informations distillées par l’autorité coloniale dans le but de les démoraliser.
Le 11 novembre 1902, quand le Cheikh revint de l’exil, c’est lui qui eut l’insigne honneur de monter sur le bateau qui ramenait Cheikh Ahmadou Bamba au port de Dakar pour l’accueillir et le conduire sur la terre ferme, après presque huit ans d’exil.
A Darou Salam, il eut ensuite l’immense bonheur d’organiser les festivités marquant le retour triomphal de Cheikh Ahmadou Bamba parmi les siens et ses disciples. Ces festivités demeurées mémorables sont chaque année commémorées dans la ferveur et l’enthousiasme. C’est le fameux Magal de Darou Salam.
Il faut d’ailleurs signaler que c’est à lui que le Cheikh lui concéda Darou Salam, la 1ère cité qu’il a fondée dans la quête de la solitude nécessaire pour rendre un culte exclusif à Dieu et Dieu seul. Ceci n’est que le résultat de l’engagement et de la fidélité.
En 1922, c’est Mame Cheikh Anta a été désigné par le Cheikh pour conduire la délégation envoyée à Tivaouane pour présenter ses condoléances lors du rappel à Dieu de Seydi El hadji Malick SY.
Lorsque le Cheikh fut placé en résidence surveillée en Mauritanie (1903 - 1907) et au Djolof (1907 - 1912), Mame Cheikh Anta servit aussi de relai entre lui et sa communauté.
Pendant cette même période, il s’employa également à désamorcer tous les pièges par lesquels l’autorité coloniale et ses suppôts locaux ont tenté de contrecarrer le développement du Mouridisme.
Son voyage à la Mecque est également à inscrire dans le cadre de la fidélité du disciple qui veut accomplir les vœux du maître.
Mame Cheikh Anta : un travailleur infatigable doublé d’une grande générosité

Dans ce domaine du travail et de la recherche du gain licite, il s’est montré d’une efficacité extraordinaire. Il organisa ses nombreux disciples en daaras productifs et prospères à l’image de Gawane qu’il fonda en 1905 non loin de la localité de Bambey.
En tant qu’homme alerte intervenant dans tous les domaines pouvant lui procurer un gain licite, il s’est employé à acquérir une immense fortune qu’il a ensuite mise au service du développement de la communauté de Cheikhoul Khadim. Il est à noter qu’il est très au fait de la charia et n’a jamais employé de moyens illicites dans ses transactions avec ses partenaires.
Son exceptionnelle prospérité financière et sa propension à faire le bien autour de lui qui lui valurent l’appellation " Borom Dërëm ak Gërëm " (approximativement traduit par " Celui qui est nanti financièrement et qui a reçu l’agrément de Dieu). Ses activités d’opérateur économique lui ont permis d’avoir un solide réseau de relations. Mais il n’en a jamais abusé pour obtenir des passe-droits ou de privilèges illégaux. Tout juste s’en est-il servi pour la promotion et la préservation des intérêts de la communauté.
Le pèlerinage à la Mecque

En 1928, soit un an après le rappel à Dieu de Cheikhoul Khadim, Mame Cheikh Anta accompli le pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam. Cette expédition mémorable fut effectuée en compagnie de Serigne Fallou MBACKE, Serigne Mbacké BOUSSO, Serigne Moulaye BOUSSO de son second fils Serigne Tacko MBACKE et de trois de ses principaux talibés Serigne Modou Ndiaye DIOP, Serigne Ibrahima DIA, Serigne Mayoro FALL.
Mame Cheikh Anta finança entièrement l’expédition, depuis les billets en première classe jusqu’aux provisions consommées durant tout le voyage. Les escales en France, au Caire, comme le séjour en terre sainte ont été impressionnantes, tant Mame Cheikh, en aucune fois n’a lésiné sur les dépenses pour assurer un service de qualité à ses compagnons.
Les démêlés avec l’Administration coloniale et son exil à Ségou de 1929 à 1935

L’engagement de Cheikh Anta pour les affaires de la communauté et son parti pris pour ses intérêts ont toujours gêné l’ Administration coloniale. Il savait faire les détour nécessaires pour déjouer les pièges mais également mettre le prix pour obtenir ce qu’il voulait.
Son alliance avec Ngalandou lui valu une inimitié et une haine viscérale de Blaise Diagne qui était adversaire politique de ce dernier. Les machinations et accusations aboutir à son arrestation et à son exil au Soudan français plus précisément à Ségou. Comment d’ailleurs ce fidèle disciple qui a rejoint son Maître en exil au Gabon pouvait-il ne pas connaître cette épreuve ? En tout cas il l’a endurée avec grandeur et a reçu dans sa solitude loin des siens d’illustre personnes dont Cheikh Mouhammadou Fadel ibn Cheikhoul Khadim et plusieurs dignitaires mourides.
’’Borom Dërëm ak Gërëm’’ (le nanti et l’agrée) Cheikh Anta Mbacké en l’occurrence passé le reste de vie entre Darou Salam, Thilmakha dans le Cayor et Gawane. Il fut rappelé à Dieu en 1941. Son mausolée à Darou Salam est un lieu de pèlerinage qui ne désemplit jamais.
Puisse Dieu le rétribuer pour son amour, sa fidélité et son attachement à Khadimou Rassoul.

jeudi 7 août 2014

Comment se convetir à l'Islam?

Savez-vous pas qu'accepter l'Islam détruit tous les péchés qui viennent devant elle?
Dès que vous avez pris le Sahada, tous vos péchés passés ont été pardonnés. Peu importe ce que le péché que vous avez commis, tous sont maintenant pardonné. Partir de ce moment, il est très important pour vous de vous garder pur et rester loin de tous les types de mauvaises actions. Faites de votre mieux pour ce faire, demander à Allah de vous aider dans le bien que vous voulez faire.
Tout être humain peut embrasser l'Islam, Il suffit de:

1- Avoir l'intention: Pour un musulman, chaque action commence avec votre intention. Tranquillement, à vous-même, faire de l'intention d'embrasser l'Islam comme foi.
2-Faire le  Shahada: Dire les mots suivants: Ash-hadu an laa ilaaha illaallaah, wa ash-hadu anna Muhammadan-ar-rasool ullaah (Je témoigne qu'il n'ya pas de divinité à part Allah, et je témoigne que Muhammad est le Messager d'Allah.)
3- Prendre une douche: Symboliquement vous le nettoyage de votre vie passée. (Certaines personnes préfèrent prendre une douche avant de faire la déclaration de foi ci-dessus; toute façon est acceptable.)

Une fois que vous dites le Shahada vous devenez automatiquement musulman. De là, vous commencez à exercer les fonctions de l'Islam. Vous devez faire ce qu'Allah et Son messager que vous dites, et de rester loin de ce qu'ils vous disent de.L'islam ne vous dit pas de faire quoi que ce soit, sauf si il est bon pour vous. Il ne fait que vous dire de ne pas rester à l'écart de tout, sauf qu'il est mauvais pour vous. Vous remarquerez le changement dans la façon dont vous regardez les choses, la minute vous devenez un musulman. Vous vous sentirez plus soulagé et garantir que de penser que vous accomplissez les ordres d'Allah. En faisant cela, vous verrez clairement les avantages de celui-ci pour vous-même et pour l'humanité.

Il n'est pas nécessaire d'avoir des témoins musulmans à votre conversion, mais beaucoup préfèrent avoir un tel soutien. Dieu est votre témoin ultime.
Apprenez comment prier et de pratiquer l'islam dans votre vie quotidienne.

jeudi 17 juillet 2014

Laylatoul Xadr

La Nuit du Destin appelé encore nuit de la Destinée – laylat al Xadr – est la nuit durant laquelle Allah a fait descendre le Coran sur le Prophète Mohamed (‘alayhi as salat wa salam). Cette nuit est la meilleure de toutes les nuits. En effet, Allah dit {Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’Al Xadr, Et qui te dira ce qu’est la nuit d’Al-Qadr ? La nuit d’Al-Xadr est meilleure que mille mois.} (Sourate 97 : versets 1 à 3)

C'est la prière que le Prophète (PSL) a recommandé de la lire dans La Nuit du Destin

dimanche 13 juillet 2014

Biographie de Serigne Ibrahima MBACKE

BIOGRAPHIE CHEIKH IBRAHIMA MBACKE

Cheikh Ibrahima Mbacké fils de Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul.

Cheikh Ibrahima Mbacké fils de Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul a vu le jour au mois de Safar 1330 (1912) à Daroul Alimul khabir (Ndam). Sa mère Seyyidatou Fatimatou ou encore Fatimatou Aç-çughrâ est d’origine Mauritanie. Elle est issue de la tribu chérifienne des Dawal hâj, une ramification de la tribu des khoureîchites.

Il a bénéficié de solides études coraniques et en sciences religieuses à l’instar de ses frères et sœurs. Tous ceux qui le connaissaient ainsi que les habitués de ses assemblées sont frappés par l’immensité de son savoir. Cheikh Ibrahima Mbacké s’était caractérisé par l’imitation de son père et maître spirituel dans ses actes, paroles et dans ses enseignements. C’est ainsi que parmi les nombreuses qualités qu’on lui connaissait, il s’était particulièrement distingué par l’amour des musulmans, se traduisant par une assistance sans faille à leur endroit.
Tous ceux qui le connaissaient sont marqués par son sourire spontané qui rassurait tous ceux qui se rendaient auprès de lui. Cet amour des créatures pour la face de Dieu se mesure à sa générosité sans borne. Sa résidence de Mbacké Bary dans la ville de Mbacké ne désemplissait jamais. Autorités, disciples, nécessiteux, et gens en quête de prières assaillaient sa demeure car il jouissait d’une réputation selon laquelle personne ne rentraient bredouille. Partout où il séjournait au Sénégal, il était un soutien à la communauté mouride par ses encouragements et exhortations aux disciples dans la voie de Cheikhoul Khadim.

Dans ses déplacements fréquents dans la ville de Saint Louis, il disait à ses disciples : " certes vous êtes ravis de me voir mais ce sont les morts au cimetière qui sont pressés de me voir venir à Saint Louis’’ . Une assertion qui se comprend par ses fréquents déplacements, de jour comme de nuit, dans les cimetières de ‘’caaka Ndiaye’’. Les talibés qui l’accompagnaient témoignent qu’il lui arrivait de rester accroupi devant une tombe pendant de longs moments pour implorer le pardon de Dieu pour celui qui y repose’.
Serigne Ibrahima Mbacké s’est aussi signalé par ceux qui le connaissaient par son amour sincère pour CHEIKHOUL KHADIM. Sa concession se trouvait à l’actuel emplacement de la résidence Cheikhoul Khadim à l’ouest de la grande mosquée de Touba. Mais tous ses disciples s’accordent que le jour du Grand Magal de Touba, il établissait son quartier général à l’intérieur de la grande mosquée en construction précisément à l’emplacement du minaret principal. Lors de cette occasion, il entretenait les disciples qui l’entourent sur la vie et l’œuvre de Cheikhoul Khadim ces bienfaits tout en les exhortant dans le service de Borom Touba.

Dans le Chantier de la mosquée que Cheikh Mouhamadou Fadil parachevait, il exhortait beaucoup les disciples leur disant souvent : ‘’tous ce que nous demandons de jour comme de nuit ainsi que tous ce que vous nous donnez ici à TOUBA où ailleurs, entrent dans la construction de la mosquée de Touba et c’est ce qui garantira le Salut demain dans l’au-delà’’. Un de ses disciples témoigne que la recommandation que lui fit Serigne Ibrahima après son acte d’allégeance est ceci : « Je ne te recommande que trois choses aller à chaque Magal de Touba, t’acquitter d’un hadiya de 2000 frs par an pour la construction de la grande mosquée de Touba et la lecture constante des Khassaïds (écrits) de Serigne Touba »
  Serigne Ibrahima Mbacké fils de Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul.
Cheikh Ibrahima Mbacké fils de Cheikh Ahmadou Bamba Khadim Rassoul a vu le jour au mois de Safar 1330 (1912) à Daroul Alimul khabir (Ndam). Sa mère Seyyidatou Fatimatou ou encore Fatimatou Aç-çughrâ est d’origine Mauritanie. Elle est issue de la tribu chérifienne des Dawal hâj, une ramification de la tribu des khoureîchites.
Il a bénéficié de solides études coraniques et en sciences religieuses à l’instar de ses frères et sœurs. Tous ceux qui le connaissaient ainsi que les habitués de ses assemblées sont frappés par l’immensité de son savoir. Cheikh Ibrahima Mbacké s’était caractérisé par l’imitation de son père et maître spirituel dans ses actes, paroles et dans ses enseignements. C’est ainsi que parmi les nombreuses qualités qu’on lui connaissait, il s’était particulièrement distingué par l’amour des musulmans, se traduisant par une assistance sans faille à leur endroit.
Tous ceux qui le connaissaient sont marqués par son sourire spontané qui rassurait tous ceux qui se rendaient auprès de lui. Cet amour des créatures pour la face de Dieu se mesure à sa générosité sans borne. Sa résidence de Mbacké Bary dans la ville de Mbacké ne désemplissait jamais. Autorités, disciples, nécessiteux, et gens en quête de prières assaillaient sa demeure car il jouissait d’une réputation selon laquelle personne ne rentraient bredouille. Partout où il séjournait au Sénégal, il était un soutien à la communauté mouride par ses encouragements et exhortations aux disciples dans la voie de Cheikhoul Khadim.
Dans ses déplacements fréquents dans la ville de Saint Louis, il disait à ses disciples : " certes vous êtes ravis de me voir mais ce sont les morts au cimetière qui sont pressés de me voir venir à Saint Louis’’ . Une assertion qui se comprend par ses fréquents déplacements, de jour comme de nuit, dans les cimetières de ‘’caaka Ndiaye’’. Les talibés qui l’accompagnaient témoignent qu’il lui arrivait de rester accroupi devant une tombe pendant de longs moments pour implorer le pardon de Dieu pour celui qui y repose’.
Serigne Ibrahima Mbacké s’est aussi signalé par ceux qui le connaissaient par son amour sincère pour CHEIKHOUL KHADIM. Sa concession se trouvait à l’actuel emplacement de la résidence Cheikhoul Khadim à l’ouest de la grande mosquée de Touba. Mais tous ses disciples s’accordent que le jour du Grand Magal de Touba, il établissait son quartier général à l’intérieur de la grande mosquée en construction précisément à l’emplacement du minaret principal. Lors de cette occasion, il entretenait les disciples qui l’entourent sur la vie et l’œuvre de Cheikhoul Khadim ces bienfaits tout en les exhortant dans le service de Borom Touba.
Dans le Chantier de la mosquée que Cheikh Mouhamadou Fadil parachevait, il exhortait beaucoup les disciples leur disant souvent : ‘’tous ce que nous demandons de jour comme de nuit ainsi que tous ce que vous nous donnez ici à TOUBA où ailleurs, entrent dans la construction de la mosquée de Touba et c’est ce qui garantira le Salut demain dans l’au-delà’’. Un de ses disciples témoigne que la recommandation que lui fit Serigne Ibrahima après son acte d’allégeance est ceci : « Je ne te recommande que trois choses aller à chaque Magal de Touba, t’acquitter d’un hadiya de 2000 frs par an pour la construction de la grande mosquée de Touba et la lecture constante des Khassaïds (écrits) de Serigne Touba »

mercredi 9 juillet 2014

Serigne Chouhaïbou MBACKE

Serigne Chouhaïbou MBACKE Educateur et le Recteur
Serigne Shouaïbou, fut marqué de façon indélébile par les propos qu’il a retenus de sa rencontre avec son père et maître spirituel Khadimou Rassoul. En effet il lui avait dit : " je voudrais que tu excelles dans l’étude du Coran et que tu te consacres à son enseignement ". Ces propos, il en a fait un sacerdoce auquel il resta fidèle durant toute sa vie.
Si la Daara de Serigne Chouaïbou est devenue célèbre, mieux une école de référence au Sénégal et même au delà, ceci est étroitement lié à l’engagement personnel de son recteur
Au début c’est lui-même qui s’occupait de l’enseignement, mais par la suite avec l’âge et ses autres exercices de dévotion, il en confia la marche à des disciples qu’il avait lui même éprouvés dans leur fonction d’enseignant. Malgré le nombre d’élèves, il a de tout temps veillé directement sur un des piliers essentiels de l’enseignement : la méthode pédagogique. Cette fonction capitale, jusqu’à son rappel à DIEU, c’est lui-même qui l’assurait jalousement.
En fait, on serait tenté de dire que l’une des manifestations de la bénédiction qui a rejailli sur son enseignement est sans doute la maîtrise du Coran par un nombre incalculable des pensionnaires de son école, mais aussi de la durée de leur cycle qui est un record en la matière. En effet comme dans les Daaras de Cheikhoul Khadim, il n’est pas rare de voir des enfants à l’âge de 12 ans achever et calligraphier la Sainte Vulgate.
Ce pédagogue de grande renommée avait en effet inventé des méthodes spécifiques à certains cas qu’on disait désespérés. C’est qu’en réalité sa résolution et sa détermination à faire porter le livre de DIEU dans la poitrine d’un enfant ne reculaient devant aucun obstacle.
A ces pensionnaires, dont lui revenait l’entière prise en charge aussi bien du point de vue nourriture, habillement que moyens pédagogiques, il savait inculquer par ses entretiens brefs, de profondes leçons de soufisme, véritable nourriture de l’aspirant. Un des aspects les plus dominants de ses exhortations tournait dans le sens de la responsabilité et de la décision spirituelle qui doivent caractériser le novice.
Ainsi, il leur tenait fréquemment ces paroles :
" tout homme responsable qui a délibérément abandonné père et mère sans contrainte, et tout ce qui s’attache à ce bas-monde et se consacre exclusivement à la recherche d’une chose, tout ce qu’on lui recommande comme directive pouvant le lui procurer, il doit l’observer et tout ce qu’on lui défend comme interdit pouvant le lui priver il doit s’en abstenir. Sinon, tout autre comportement qu’il adoptera sera une illusion de sa part ".
Dans ses recommandations revenait toujours une vertue capitale : la constance dans les bonnes actions. Il détestait l’oisiveté comme le défend Cheikhoul Khadim dans son traité de politesse légale " Nahju Qadâ’il hâj " ou La voie de la réalisation des besoins ".
" Ne préfères jamais l’oisiveté et le repos, car ces deux n’engendrent guère le bien ; la gloire n’est obtenue qu’au prix de l’effort ".
Ainsi, il les avait soumis à un rythme très chargé pour leur défendre le désœuvrement dans toutes ses formes. Il n’était pas rare de voir un de ses élèves après avoir réciter sa leçon du jour, s’adonner à la révision d’une partie du Coran sans pour autant que cela ne l’empêche de calligraphier sa leçon sur une tablette.
La calligraphie est un domaine dans lequel il excellait et bénéficiait d’un don. Un des disciples ayant fait ses études chez lui confie qu’ il leur arrivait de rester une journée entière à s’ émerveiller et à commenter un verset ou un poème calligraphié par Cheikh Shouaïbou, tellement la belle facture de la plume leur paraissait extraordinaire.
la preuve en est qu’aujourd’hui, il est unanimement reconnu dans le milieu scolastique sénégalais un style qui en calligraphie est appelé "l’école de Serigne Shouaïbou ". Il a formé une jeune génération qui a donné une réplique aux doyens d’âge dans l’esprit d’une saine rivalité d’ardeur.
Aujourd’hui, dans la Bibliothèque Cheikhoul Khadim édifiée par Cheikh Abdoul Ahad MBACKE 3ème khalife du Mouridisme, on trouve un nombre important d’exemplaires édités dont les calligraphes d’une dextérité rare, sont issus de cette école. On ne peut manquer de citer certains ténors dont
Serigne Djily MBACKE fils de Serigne Abdoul Ahad MBACKE ou
Serigne Abdoul Ahad MBACKE son propre fils ou encore
Serigne Mouhamadou Habib fils de Serigne Abdoulahi Mbacké,
tous des petis-fils de Cheikhoul Khadim.
La formation intellectuelle dans les sciences coraniques était complétée par de rigoureuses études en sciences religieuses. Sous la direction de Serigne Habibou MBACKE, l’Imam et l’érudit de grande renommée qui excellait dans beaucoup de domaines, l’école de Serigne Shouaïbou était aussi une référence qu’on dirait incontournable par la génération des fils d’autorités religieuses. Mettant sur pied un programme qui se propose d’épuiser toutes les disciplines de la scolastique traditionnelle, l’école a produit des savants et spécialistes en sciences fondamentales, sciences instrumentales et même en littérature.
Un jour, comme il entretenait des relations cordiales avec les savants et autorités religieuses, il reçut Serigne Hady TOURE de Fass TOURE. Lorsque les disciples venaient présenter leurs salutations à l’honorable hôte, chaque élève lui remis un poème en arabe en lui serrant la main. Appréciant la valeur et la teneur des écrits, l’érudit de fass s’exclama : " ceci m’est plus agréable que les réceptions ... "
Alliant la rigueur de la pratique aux enseignements théoriques, les adeptes de la daara de Serigne Shouaïbou même à bas âge, prennent l’habitude très tôt d’effectuer les prières canoniques dans la Mosquée. Aussi, à l’approche du mois de Ramadan, leur faisait-il des séances d’exhortation en vue d’une meilleure considération du mois béni.
Dans sa concession de Darou Rahmane malgré le nombre important des élèves, il était fréquent d’entendre un hôte demander s’il y avait du monde ici, tant la discipline qui y régnait était exemplaire, car chacun était occupé.
Le tout, pour corroborer la stature de l’éducateur que fut Cheikh Shouaïbou dont tous les pensionnaires qui ont fréquenté son école sont marqués d’une empreinte indélébile par ce recteur et ce pédagogue, dont toute la vie fut consacrée à la vivification de l’œuvre de Cheikhoul Khadim.
Source: www.htcom.sn

mardi 8 juillet 2014

Serigne Ass Guédé Mbacké s'est éteint

Serigne Ass Guédé Mbacké est décédé ce lundi 7 Juillet 2014, à l'hôpital Matlaboul Fawzaïni  de ToubaLe chef religieux était le Calife de Serigne Modou Mamoune M'backé, une figure emblématique de la  la ville religieuse Darou Salam,
Son enterrement est prévu dans la soirée, après la dernière prière.
Nous présentons à sa famille, son successeur et l'ensemble de la Oummah islamique ses condoléances.
Que la miséricorde et les bénédictions de Dieu soient sur lui!

lundi 2 juin 2014

Les bienfaits du mariage en Islam


1) Le mariage c'est la moitié de la religion d'après le Prophète(S.A.S).
2) Deux rakas d'un homme marié valent 70 fois plus que 2 rakas d'un célibataire.
2) Certains péchés ne sont pardonnés que dans le cadre du mariage.
3) Le mariage c'est la moitié de la religion d'après le Prophète(S.A.S).
4) Le mariage est une source de wërsëk (ressources, bienfaits...)
5) Quelqu'un qui se marie bénéficie de la garantie divine contre la fornication...
6) Toutes les fois que les mariés se touchent (même si c'est une simple poignée de mains), DIEU :
* leur pardonne 50 péchés,
* leur inscrit 50 tuyaabas
* les élève de 50 daraja (degrés).
7) S'ils s'embrassent (joue contre joue), DIEU :
* leur pardonne 200 péchés,
* leur inscrit 200 tuyaaba
* les élève de 200 daraja (degrés).
8) Un rapport sexuel légal est supérieur en tuyaaba à 1 aumône constituée d'or.
9) Lorsqu'on se lave (grand lavage - sangu sett) après les rapports sexuels, le bénéfice ( tuyaaba ) qu'on en retire est le suivant :
DIEU vous inscrit les bienfaits de quelqu'un l'ayant adoré durant toute une année et cela pour chaque cheveu de son corp
Le bénéfice lié au grand lavage est supérieur au bénéfice résultant d'une
aumône de 1000 moutons, 1000 boeufs, 1000 chameaux.
10) Toute musulmane mariée qui tombe enceinte a les bienfaits d'un shahid (martyr dans l'islam).
11) De même pour chaque douleur liée ou provoquée par la grossesse, elle est considérée comme ayant libéré un esclave
12) Enfin elle est considérée durant la grossesse comme quelqu'un qui a
passé son temps à :
* jeûner en permanence,
* prier en permanence,
* faire la guerre sainte.
13) Si la femme fait un avortement, elle aura en compensation de cet enfant perdu une place au paradis.
14) Si la femme accouche, elle est lavée de tout péché.
15) Si elle est décédée au cours de l'accouchement, le paradis lui est garanti.
16) Lorsqu'elle allaite son enfant (au sein bien entendu), pour chaque tétée, elle est considérée comme ayant libéré 10 esclaves en vue de
l'agrément de DIEU..
17) Si l'enfant est sevré, tous les péchés de la maman sont pardonnés.
18) Assister et servir son mari sont supérieur en bienfaits au fait de donner en aumône l'équivalent de toutes les richesses du monde
19) Le simple fait de regarder aimablement son mari équivaut à glorifier Dieu
20) L'agrément du mari entraîne celui de Dieu.
21) Tout franc ou dirham donné ou toute dette pardonnée (au bénéfice du mari) équivaut aux bienfaits obtenus en effectuant un pèlerinage et une
oumra agréés.
22) Le simple fait de servir à manger à son mari équivaut en bienfaits à
faire le pélerinage et la oumra.
23) De même lorsqu'une femme offre un habit à son mari, elle est considérée comme ayant effectué le pèlerinage et la oumra. Cela équivaut également à un an d'adoration décompté pour chaque cheveu du mari.
Donc autant d'années décomptées que de cheveux.
24) Préparer soi même à manger à son époux correspond en 'tuyaaba' aux bienfaits découlant d'une mort pour la cause de DIEU (martyrs dans la vie
de DIEU, De même, une telle épouse n'entrera
jamais en enfer (sa yaram haram na safara).. Enfin DIEU désignera 1000 anges qui demanderont pardon pour votre compte.
25) De même :
* (laver le linge de son enfant)
* coudre les habits de ses enfants )
*s'occuper de son enfant)
tous ces actes constituent un mur entre elle et l'enfer et seront considérés comme un combat dans la voie de DIEU (jihaad) au cours duquel on meurt martyr
26) Si l'homme fait montre de patience vis à vis de sa femme
* DIEU lui pardonne 200 000 péchés
* lui inscrit 200 000 bienfaits
* l'élève de 200 000 daradias degrés.
*le préservera du feu de l'enfer

mercredi 16 avril 2014

Touba, la deuxième ville du Sénégal

Touba est composé de milliers de villages. C’est pourquoi, Touba ne peut plus continuer à être une communauté rurale. Si vous prenez le département de MBacké, le chef-lieu de département qui se trouve être MBacké est dans le territoire physique de Touba. Vous voyez que Mbacké, qui est une commune, se trouve dans Touba. Alors que Mbacké ne correspond même pas à un quartier de la ville sainte. Je pense que, physiquement, Touba ne doit plus être une communauté rurale. Démographiquement, Touba, qui est la deuxième ville du Sénégal, ne doit plus être une communauté rurale. La ville de Touba a été fondée en 1888 par Serigne Touba (Khadimou Rassoul) qui a été mis en exil dans ce qui était auparavant une forêt ; avec ses disciples, il a construit cette ville. La ville de Touba est de nos jours l'une des plus grandes villes du Sénégal, de par sa démographie, son activité économique surtout tertiaire. Quand expansion démographique rime avec croissance économique: L’explosion démographique de Touba s’est amorcée depuis les années 70 et continue de nos jours à interpeller les démographes et les sociologues. Ce boom démographique s’explique par trois paramètres : Le dépeuplement de certains villages situés autour de Touba et même d’ailleurs au profit de ce dernier pour des raisons d’ordre économique. CE phénomène, s’ajoute le retour à la terre sainte de migrants mourides qui, dans les années 60 et 70, sont partis massivement vers Dakar et d’autres villes pour y exercer le commerce. Ce mouvement s’est même étendu sur le plan international dans les années 80 qui a vu l’émigration massive des mourides vers les pays d’Afrique et d’Europe (France, Italie, Espagne…). Contrairement à l’immigration asiatique vers l’Europe ou celle des européennes vers l’Amérique, l’immigration sénégalaise, plus particulièrement mouride, aspire à revenir vers son pays d’origine et aujourd’hui, pour la plupart, vers Touba. Ce retour se fait, dans un premier temps, par la construction dune maison à Touba, l’implantation de la famille et la mise en place d’une activité économique qui, pour l’instant, est essentiellement commerciale. Quel que soit le jugement sur le caractère productif, rentable ou non de ces investissements, il y a lieu de constater une croissance importante des besoins sur tous les plans : croissance des besoins dans le domaine du matériel de production et des besoins en alimentation, en téléphonie, en électricité, en eau. Certaines entreprises ont très vite senti l’intérêt qu’il faut porter sur cette vitalité économique et ont commencé à trouver des réponses aux besoins économiques des populations. Selon l’Agence Nationale de la Statistique, le recensement de 2004 indiquait que le département de Mbacké, rattaché à Touba, avait une population de 629 330 habitants ; une situation qui, de facto, propulse Touba au rang de 2e ville du Sénégal, tant sur le plan démographique qu’économique. Jamais les zones urbaines n'ont suscité autant d'intérêts contradictoires et d'inquiétudes que ces dernières années. Les centres-villes sont aujourd'hui coincés entre la tentation de la fuite en avant "faire comme si de rien n'était" et la nécessité de garantir l'avenir en répondant au double défi: développer un espace de vie, pour y maintenir et attirer des habitants, et assurer un développement économique durable. Lieu de rencontre des malades et médecins, terreau du développement de la sante, l'hôpital de Djanatou Mahwa est le porte-drapeau du développement et de la bonne santé d'un bassin de vie. Elle constitue un indicateur de qualité pour les malades et visiteurs étrangers et un repère d'identification médicale pour la population locale. Le rayonnement d'un centre-ville n'a d'égal que sa fragilité et sa complexité. C'est un espace de vie multifonctionnel, multiculturel où les risques de conflits entre acteurs et utilisateurs sont nombreux. Et si l'Etat du Sénégal prendra en charge les médecins de l'hôpital il n'y aura plus de problème sanitaire ou salaire. Ce lieu de vie implique un mode de gestion spécifique basé sur un partenariat public-privé doté d'une vision globale et cohérente: la gestion de l'hôpital Djanatou Mahwa Le développement d’un hôpital ou d'un centre de recherche dynamique implique de mener des actions. Le succès de la gestion de l'hôpital repose sur la pérennité et la cohérence de l'action. Ce type de management doit donc disposer de moyens efficaces et structurels. L'expérience nous prouve qu'il est souvent plus facile de convaincre de réaliser de grands projets de rénovation urbaine impliquant des budgets considérables que de trouver des moyens, nettement plus modestes, pour assurer un entretien quotidien efficace d’un hôpital. L'hôpital est le centre de recherche scientifique le plus utile dans une ville. Elle mérite donc une attention particulière. Des équipes d'intervention rapide en partenariat public-privé peuvent renforcer le travail effectué par l'autorité publique et garantir la qualité de l'espace public. Les propriétaires doivent veiller à entretenir leur bâtiment. L'investissement privé doit être encouragé et soumis à des règles claires en termes d'urbanisme. Des incitants financiers peuvent ainsi être mis en place; un accompagnement à la rénovation des centres de recherches scientifique et médicale peuvent être proposé.

vendredi 11 avril 2014

Aéroport International Khadimou Rassoul


AIKR (
Aéroport International Khadimou Rassoul) sera situé à Touba Fall et s’étendra sur une superficie de 4000 ha mise à disposition par le Calife Général des Baay Fall au Calife Général des Mourides.  L'emplacement a été désigné en 2007 par le Calife général des Mourides Serigne Saliou Mbacké.

STATUT ET LE BUT DE AIKR S.A:

AIKR SA est une société sénégalaise supervisé par le Calife général des Mourides établies pour le bénéfice exclusif de la communauté mouride et le développement de la ville sainte de Touba. AIKR SA travaille en étroite collaboration avec l'Etat du Sénégal par ADS ( Agence Aéroport Sénégal), et fournit une gestion complète de l'infrastructure de l'aéroport au nom du calife général Mourides Serigne Sidy Mokhtar Mbacké

ENVIRONNEMENT SOCIO-ECONOMIQUE:

- Trafic 20% du trafic national
- Ville religieuse avec le Magal qui réunie plus de 3 millions de personnes
- Le tourisme religieux
- La deuxième ville sur le plan démographique et économique
- Ville carrefour et Centre du Sénégalaises

 INFRASTRUCTURES AEROPORTUAIRES DE AIKR:

Aéroport de Touba, Héliport de Djanatu Mahwa et Port Sec de Touba Fall

LES SERVICES AEROPORTUAIRES DE AIKR:

- Stockage du combustible
- Services au Sol- Services Cargos
- Les services aux passagers
- Services de Maintenance
- Services de Duty Free
- Tous les autres Services d’un Port Sec sous douane

PARTENAIRE STRATEGIQUE:

Cabinet d'étude préliminaire DU PROJET CHINA FHECDUREE:
- Lancement début des travaux par le Calife: Fin mai 2014 KAZU RAJAB
Achèvement: Décembre 2016

CONTACTS AIKR:

Email: direction@aikr-touba.com moustapha.gueye@gmail.comWeb: www.aikr-touba.com

lundi 31 mars 2014

Une playlist de 80 cllips de Khassaïdes



MAFATIHUL JINAN WA MAkHALIQU NIRAN



-Hizbut Tarqiyyah Wakeur Serigne Masseuamba
-Serigne Bollé Mbaye
-Hizbut Tarqiyyah Wa Darou Mouhty
-Hizbut Tarqiyyah Sgn Mayib


Khassaïdes de Serigne Touba


Saana Ilaahi.
Hizbut-Tarqiyyah Darou Khoudoss

La maquette numerique 3D de la Grande Mosquée de Touba


Visualisez et vivez toute splendeur de la maquette numérique 3D des travaux de rénovations et d'extension de la Grande Mosquée de Touba. C'est révolue l'ère des cinq minarets pour laisser la place à l'ère des 7 minarets qui change complètement la configuration de la Grande Mosquée de Touba.2013

samedi 29 mars 2014

La biographie de Cheikh Ahmadou Bamba ( Serigne Touba )


Dans l’introduction de la plupart de ses ouvrages, Cheikh Ahmadou Bamba se presente ainsi: «  Ahmad fils de Mouhammad fils de ’Habiballah », « Ahmad, descendant de Habiballah de la Famille MBACKE… » ou encore « MOuhammad fils de son Maître spirituel Mouhammad… ». Cheikh Ahmadou Bamba, aussi appelé Khadimou Rassoul ce qui signifie en arabe « serviteur du prophète Mahomet » nous parvint par la grâce de DIEU au mois de Muharram 1270 dans le calendrier islamique (Hégire) soit l’an 1855(dans le calendrier (grégorien) à MBacke (anciennement Mbacké-Baol).
Son père, Muhammad MBACKE, plus connu sous le nom de Maam Moor Anta Saly MBACKE était un éminent jurisconsulte, un érudit qui enseignait le Coran et les Sciences religieuses. Sa mère, Sokhna Mariama BOUSSO, plus familièrement Maam Jaara BOUSSO était un symbole vivant de la piété et de la soumission. Elle était pétrie de hautes qualités morales qui lui valurent le surnom de « Jaratullah » (Voisine de DIEU).
A l'école coranique, Cheikh Ahmadou Bamba fit preuve d'une grande soif de connaissances. Son père l'avait confié à Serigne MBacké NDoumbé puis à Mouhammadou Bousso, auprès desquels il put apprendre l'ensemble du Coran et certaines sciences religieuses (théologie, mystique, 
jurisprudence etc.…) en un temps record. Jusqu'à 1300 après l'Hégire (1882 Grégorien), Cheikh Ahmadou Bamba s'occupait de l'enseignement auprès de son père et a écrit de nombreux ouvrages dans le domaine de la Jurisprudence, la Théologie, le Perfectionnement Spirituel.Le Cheikh été un hommes de haute culture et d’une orthodoxie stricte dans l’assimilation des valeurs culturelles islamiques, ils firent du village de Mbacké un centre académique et une capitale spirituelle. Le véritable point de départ de son hagiographie est marqué par le rappel à DIEU de son père en 1301 ( l'Hegire ) (1883 Grégorien), Cheikh Ahmadou Bamba put révéler en totalité sa personnalité mystique et se livrer davantage à la vie ascétique et désintéressée entièrement axée sur l'imitation du Prophète (Paix et Salut sur lui). Son détachement du pouvoir temporel des princes fut beaucoup critiqué par ceux qui espéraient qu'il continuerait dans le sillage de son père en tant que conseiller et magistrat du roi Lat Dior mais il resta ferme dans son choix disant: Ils m'ont conseillé: Va t'agenouiller devant les détenteurs du Pouvoir et tu obtiendras des récompenses qui t'enrichiront pour toute la vie. J'ai répondu:  Je compte sur mon Seigneur, je me contente de Lui, je ne désire rien d'autre que le savoir et la religion. Je n'espère qu'en mon Roi, je ne crains que Lui  qu'Il est Auguste qui peut m'enrichir et me sauver. Comment pourrais-je confier mes affaires à des gens qui sont aussi incapables de s'occuper des leurs que des crève-la-fin? Ou bien comment l'amour des vanités de ce monde m'oblige-t-il à fréquenter des êtres dont la mesure est le parterre fleuri des démons?'  Si j'éprouve du chagrin ou bien si j'ai une requête à présenter, c'est au maître du Trône que j'adresse mes prières. Il est l'aide que rien ne réduit à l'impuissance et c'est lui qui fait ce qu'il veut de la manière qui lui plaise. S'il veut brusquer une affaire, celle-ci est vite faite et s'il veut en retarder l'échéance, elle ne sera accomplie qu'après le délai marqué. Ô toi qui blâmes, ne vas pas trop loin! Cesse de me blâmer! Car mon abandon des futilités de cette vie ne m'attriste point. Si mon seul défaut est la renonciation aux vanités des princes, c'est là un précieux vice qui ne me déshonore point. (Qâlû liya arkân). Cet événement marqua son passage de la qualité de maître d'école à celui de guide spirituel. et c'est ainsi qu'en 1883, il fonda la Mouridiyya (mouridisme) ou Voie de l'imitation du Prophète (Paix et Salut sur Lui). Cheikh Ahmadou Bamba exerça une influence grandissante qui ne laissa indifférents ni ses contemporains, ni l’Administration coloniale. Les souverains locaux, les dignitaires religieux, tous parlaient de lui. Les disciples affluaient de partout. Il émigra à Mbacke Bawol, puis à Darou Salam en 1884 avant de fonder TOUBA qui deviendra le sanctuaire du mouridisme en 1888. Sept ans après, et au terme d’un contrat qu’il signa avec le Prophète Mouhammad (PSL), il quitta TOUBA pour s’installer à Mbacke Bari au Jolof. C’est là où le 10 Août 1895, qu'il fut arrêté par les autorités coloniales, qui l'enferment dans la prison de Saint-Louis et exilé peu après au Mayombe (Gabon). A ce propos, il nous paraît intéressant de noter que, pendant que l’Administration coloniale était satisfaite d’éloigner un « récalcitrant », Cheikh Ahmadou Bamba, lui rendait grâce à son SEIGNEUR de lui avoir permis d’assumer les épreuves qui allaient lui faire acquérir tout ce qui constituait l’objet de sa quête. Serigne Saliou MBACKE, 5ème Khalife Général des Mourides nous apprend que c’est au jour du départ du CHEIKH en exil que DIEU lui accorda tout ce à quoi il aspirait. C’est le 18ème jour du Mois lunaire de SAFAR, en l’an 1313 de l’Hégire. C’est ce jour là que l’on commémore par le Grand Magal de TOUBA. Après un peu plus de 7 ans et 9 mois dans un milieu biogéographique particulièrement hostile, le Cheikh fut ramené au Sénégal, auréolé de gloire et plus populaire que jamais. C’était en Novembre 1902.Un an plus tard, ce sera de nouveau les épreuves avec un éloignement en Mauritanie, puis une assignation à résidence à Céyén (Jolof) et finalement la résidence obligatoire à Diourbel. Après 1910, les autorités françaises réalisent que Serigne Touba ne désire pas la guerre. Dès lors, puisque la doctrine de Serigne Touba les sert, elles décident de collaborer avec lui. Bamba refusa la Légion d'honneur. Son mouvement prit de l'ampleur en 1926 quand la construction de la Grande Mosquée de Touba Le rappel à DIEU survint en 1927, après un séjour terrestre de 72 années exclusivement réservées à l’adoration de DIEU et au service de son Envoyé(PSL).


Son fils et biographe, Cheikh Bachirou MBacké le décrit ainsi, dans "Les Bienfaits de l’éternel":"Il savait supporter avec patience maintes douleurs, braver les plus graves périls avec calme et douceur, sans laisser apparaître le moindre signe de peine ou de chagrin.Il ne se laissait aller à la colère que pour plaire à Dieu.Il supportait l'effort. Il ignorait la fatigue. Il ne se reposait qu'après la victoire, le triomphe.C'était un plaisir pour lui que de travailler continuellement en se donnant à sa tâche corps et âme.Il faisait preuve de générosité et de bonté dans le bonheur, de patience et de fermeté dans le malheur.Il affrontait les obstacles sans se soucier de personne. Dans tous les cas, il suivait strictement ce qu'approuve et exige la loi islamique, la voie tracée et agréée par Dieu le Très-Haut à Muhammad (Paix et Salut sur Lui), le meilleur d'entre les serviteurs"Autant de qualités connues du Prophète Mouhammad (PSL).Cheikh Ahmadou Bamba était de petite taille et s'habillait de manière simple. Il ne se retournait jamais sur son chemin et ne riait jamais aux éclats. D'une remarquable sobriété, Cheikh Ahmadou Bamba ne prenait qu'une petite quantité de nourriture; par contre il aimait beaucoup se servir du thé, et surtout de café et ne faisait usage que du sucre en pain appelé telsi. Après les heures de prières, il aimait souvent faire des promenades solitaires à travers les allées tracées entre les palissades de tôles, se livrant à la méditation. Cheikh Ahmadou Bamba employait tout son temps entre la prière, la lecture et l'enseignement qu'il dispensait à ses nombreux disciples en plein air. Il avait l'habitude de se servir du sol sablonneux en guise de tableau sur lequel il dessinait avec son doigt des petits schémas destinés à soutenir ses démonstrations et à aider la mémoire de ses auditeurs.

Biographie de Serigne Affe Mbacke Imam


De son vrai nom Serigne Ahmadoul Moukhtar ou Serigne Afia nous parvint par la grâce de Dieu en l’an 1871 à Porokhane. C’est son père qui assurait son éducation en lui enseignant le Coran et les différentes disciplines des sciences islamiques et de la langue Arabe.Il mémorisa le Coran très jeune et maîtrisa les disciplines scientifiques évoqués plus haut.Dès le rappel à Dieu de son père, son guide et frère aîné Cheikh Ahmad Bamba se chargea de lui.Ses proche ont découvert en lui son peu d’attachement aux biens terrestres et une perfection innée qui s’est traduite par des attitudes et habitudes de piété, de bonne conduite morale, de dévotion, de solitude, de méditation.parmi les disciples autour de Cheikh Ahmadou Bamba, il avait un charisme tel que tous ses frères reconnaissaient et acceptaient implicitement son autorité morale, par sa droiture, son désintérêt des choses de ce monde.   C’est ainsi qu’il lui ordonna de quitter MBàkke Kajoor pour rejoindre son frère germain Cheikh Anta à Darou Salam près de MBacké Baol où il resta jusqu’au retour du cheikh de son exil au Gabon.Durant cette période, Ahmad Moukhtar s’occupait de l’enseignement du Coran. Et bon nombre des enfants des grands disciples du cheikh faisaient partie de ses élèves. En 1912, le cheikh lui ordonna de le rejoindre à Diourbel, et lui tint ces propos: “viens près de moi pour être mon témoin, car toute action a besoin d’être témoignée.Serigne Affe était très modeste, il récitait le Coran en permanence avec une diction qui faisait parler d’elle.on m'a été rapporté qu’il récitait tout le Coran dans ses prières surérogatoires de la nuit. Fonction que Serigne Affe assura jusqu’à son rappel à Dieu fin 1940 à Darou Salam lors d’une prière de Asr (tàkkusaan) qu’il dirigeait.Son fils aîné Serigne Modou Farmata fut son premier Calif. Ensuite lui succédèrent successivement Serigne Khassim, Serigne Abdoul Akram, Serigne Guédé Mbacke, et l’actuel khalif Serigne Modou Abdou Lahi.

Le Mouridisme

Je n ’ai pas fondé une  Tariqa ( confrérie ), j’ai plutôt trouvé la voie qu’avait  suivie le Prophète et ses compagnons entièrement désuète, et je l’ ai défrichée  proprement, je l ’ai également rénovée dans toute son originalité et appele Tous les croyants qui souhaitent aller à Dieu de venir, la route est réhabilitée: Cette voie est celle du pacte d’allègeance

L'histoire de la Grande Mosquée de Touba


En 1344 dans le calendrier islamique (Hégire) soit l’an  1925 dans le calendrier ( grégorien ) Serigne Touba (Qu'Allah soit satisfait de lui) avait appelé Serigne Modou Moustapha, Cheikh Ibrahima Faty, Serigne Balla Thioro, Serigne Mbacké Bousso et Serigne Massamba et leur avait donné l’ordre de construire la mosquée. Par la suite, il convoqua tous les cheikhs et leur intima le même ordre. Le Samedi 25 safar 1345(H) soit 03-09-1926(G), Cheikh Ibrahima Faty décida de partir pour Touba et invita tous les mourides à faire autant pour s’occuper de la mosquée, et demanda à Cheikh Massamba et à Serigne Fallou d’aller à la carrière où s’était réuni un grand nombre de disciples, tous, au service de la construction, selon les besoins. Apres la disparition de Serigne Touba en 1927(G), Serigne  Modou Moustapha Mbacké s'investit avec corps et âme pour la réalisation du projet, malgré un contexte national et international très difficile marqué par la Seconde Guerre mondiale et la crise économique des années 1930(G). Malgré l'opposition voilée de l'administration coloniale qui cherchait à contrecarrer le projet en lui imposant Les conditions les plus sévères.  Un des obstacles majeur auquel il a été confronté fut la non disponibilité de moyens de transport pour acheminer les matériaux de Diourbel où s'arrêtait le train à Touba sur une distance de 45 km.Mais le Cheikh parvint à franchir tous les obstacles dressés devant lui. A la surprise de tout le monde, au petit matin du samedi 1-11- 1349(H) 20-03-1931(G) , le train arriva à Touba avec à son bord Serigne Bachirou, Abdellah ben Cheikh Sidi et beaucoup d’autres illustres compagnons de Serigne Touba, mais aussi beaucoup de personnalités européennes. Ce fut un grand jour, un jour de grande joie. Par la suite, Cheikh Mouhamadou Moustapha convoqua tous les mourides à Touba au mois du Ramadan 1350(H) janvier 1932(G). Ces derniers se rassemblèrent chez lui le jour de l’Aid al fitr (rupture du jeûne) et le guide leur a demandé de réaffirmer leur engagement à respecter la recommandation de Serigne Touba, ce qui fut fait. En 1350(H) 1932(G), il demanda, à son tour, à Cheikh Massamba et à Serigne Fallou d’aller à la carrière. C’était un jour de Mardi 2-10 1350(H) 1932(G). Le vendredi 12 de ce même mois, les européens et leurs serviteurs sont venus en compagnie de leurs dirigeants (Wardi, Leyti, Macire). Serigne Mbacké Bousso fut convoqué avec quelques uns de ses enfants et le travail de tracement commença, en présence de Cheikh Mouhamadou Moustapha et de Cheikh Mouhamadou Bachir. Le Lundi 15-10-1350(H) 23-02-1932(G) , l’arbre connu sous le nom de « Beb » qui était dans l’enceinte de la mosquée fut déraciné. Mais les fondations ne furent creusées qu’à partir du vendredi 16-10-1350(H) 04-03-1932(G). Tandis que le début de la construction n’interviendra qu’à partir du vendredi 17-11-1350(H) 24-03-1932(G). Toutes ces actions sont circonscrites en 1350(H). Il faut noter que le jour du démarrage de la construction, Cheikh Mouhamadou Moustapha s’était présenté sur les lieux avec beaucoup de guides et de disciples mourides. A l’occasion, il avait accompli une prière de quatre prosternations (rakah) au terme de laquelle il avait levé ses mains vers le ciel implorant le Seigneur. Après quoi, il prit une pierre et la plaça dans le creuset de fondation, prit une truelle par sa main bénie et se mit à bâtir. Il fut suivi par Seigne Massamba, par Cheikh Mouhamadou Bachir, puis par les autres. À sa disparition en 1945(G), les travaux furent repris par son successeur Serigne Fallou MBacké, deuxième khalife de Serigne Touba. Et les travaux ont pris fin à la fin de l’année 1382(H) 1962(G) Par la grâce de Dieu et la bénédiction de l’initiateur de l’œuvre. La mosquée fut inaugurée le vendredi 7 juin 1963(G) par Serigne Fallou MBacké.
La grande Mosquée de Touba a 103m de long, 60m de large à l’Ouest et 53m de large à l’Est. Le mur a 9m de hauteur et 1m d’épaisseur. Par conséquent, la mosquée occupe une surface de 8790 m². Elle compte 112 poteaux dont 84 intégrés aux murs, 78 d’une dimension de 1x1m et 16 d’une dimension de 2x2m. Tous les toits sont surmontés de petits dômes atteignant 109 dômes. La mosquée compte 14 grandes rangées, chacune est subdivisée en 4 petites rangées. Le sol est couvert de 560 moquettes de fabrication marocaine. Chaque moquette peut prendre 10 personnes. La mosquée a, par conséquent, une capacité d’accueil de 5600 fidèles, sans une quelconque bousculade
La mosquée a 7 longs minarets, Le minaret principal est sous forme de tour et se trouve dans la cour illuminée de la mosquée, du coté de la grande porte de l’Ouest. Il occupe une surface de 15x15m et sa hauteur est de 82m,ce qui correspond à la hauteur d’un immeuble de 25 étages environ. Ce minaret est supporté par 8 grands poteaux implantés sur une base solide bien implantée, faite de pierre, de fer, de ciment et de béton armé. Le minaret pèse 4800 tonnes et son escalier serpenté compte 514 marches. Il est doté d’un ascenseur électrique d’une capacité de plusieurs personnes. Il permet aux visiteurs d’avoir une belle vision sur la ville, de façon générale, et la terrasse de la mosquée, particulièrement. La mosquée a aussi 9 grandes portes :Trois d’entre elles s’ouvrent vers l’Est, une vers l’ouest, les deux grandes vers le sud, deux autres grandes vers le nord. Une porte est réservée aux femmes. Tandis que les portes intérieures sont au nombre de 7. Dans la mosquée, on accède au mausolée d'Ahmadou Bamba, édifié à l'angle nord-est du bâtiment, près de la salle des prières. Le tombeau d'une superficie d'environ 10x10m. Le Coran est lu dans la mosquée 28 fois chaque jour.

la biographie de Sokhna Mariama Bousso


Sokhna Mariama Bousso, plus connue sous l’appellation de Mame Diarra, ou  Diaratou Lah,  est née en 1833 à Golléré, une localité du nord-est du Sénégal aujourd'hui rattachée au département de Podor. Issue d’une lignée chérifienne, son père Serigne Mouhamadou Bousso appelé également Serigne Mabousso. Ce dernier était l’un des plus grands érudits de son époque. C’est lui que le roi Maba Diakhou Ba avait choisi comme ( Mufti ) parmi ses pairs lorsque toutes les grandes figures musulmanes du pays s’étaient retrouvées au Saloum avec le roi Maba pour sa guerre sainte. Il réunissait la pureté morale, l'honnêteté, le courage et la célébrité.
Et sa mère Sokhna Asta Walo Mbacke, descendante de Mame Mahram Mbacke. Mame Asta Walo était une femme aux grandes connaissances islamiques. Elle dirigeait un école pour l’enseignement coranique et des sciences religieuses à Naawél.
Sokhna Mariama fut donc éduquée dans cet environnement par cette famille marquée par la piété, le savoir islamique et l’adoration divine. Sous la direction de sa mère elle maîtrisera parfaitement le Livre Saint et les sciences religieuses très tôt.
Sa Foi inébranlable en Dieu, sa Pitié légendaire fécondée par une connaissance incommensurable des sciences religieuses, ses intenses activités pieuses auxquelles elle s'adonnait régulièrement ne restreignaient en rien son devoir de femme dans l'accomplissement des travaux domestiques en tant que serviteur en quête de l'agrément de son Seigneur. À cet égard, il convient de rappeler : dans l’Islam, il est de tradition qu’au moment de rejoindre le domicile conjugal, une jeune mariée se voit prodiguer des conseils et recommandations de bonne conduite méritoire afin de réussir sa vie de ménage, et surtout de bénéficier les faveurs de Dieu par le médium du service rendu à l’époux qu’elle va retrouver. Ainsi donc, lorsque vint son tour de regagner le domicile de Serigne Mor Anta Sally Mbacké (son époux), elle écouta poliment et patiemment tous ces discours qu’elle considérait minimes par rapport à son engagement et à sa conviction. Alors, cherchant, à son habitude, l’inspiration divine dans les Saintes Ecritures, elle ouvrit son Coran qu’elle avait toujours à portée de main. Elle tomba net sur le verset attestant que Mouhamed (PSL) est le dernier des Envoyés. L’acte noble qu’elle posa ce jour là fut déterminant voire historique. En effet, devant l’assistance, elle affirma ces paroles que l’hagiographie mouride marqua en lettres d’or dans ses annales. Je le cite : (N’eût été cette parole divine qui mettait fin à la liste des Envoyés, j’aurais compté, sans nul doute, l’un d’entre eux parmi ma progéniture)
Sokhna Diarra détenait par-dessus tout une Force Spirituelle rare chez une femme, Force qui lui permit de constater très tôt et de taire les miracles qui se manifestaient en la personne de son fils Cheikh Ahmadou Bamba (le Serviteur Eternel de l’Elu de Dieu). C’est pourquoi Serigne Moussa Kâ (éminent poète mouride en langue wolof et contemporain de Serigne Touba) voyait en elle l’exemple de la femme modèle. Bref, un modèle de vertus ! Certes, son existence sur terre fut brève (33 ans) mais, son œuvre demeure immense et constitue un trésor inépuisable pour la communauté musulmane. Bref, à l'humanité tout court ! Elle est le symbole de la piété et une référence pour tout aspirant désirant mettre son pied sur la voie tracée par le Coran et la Sounah Prophétique dans ce monde marquée par une kyrielle d’idéologies qui pulvérisent les valeurs morales, culturelles et spirituelles.
Elle disparut en 1866 à Porokhane et y fut enterrée. A cet effet, il convient de rappeler : contrairement à tous les autres Magal commémorant un événement relatif à la vie de la communauté, celui de Porokhane ne correspond à aucune circonstance. Il n’a pour but que de rendre hommage à la Sainte Mère du Maître Vénéré Serigne Touba Khadimou Rassoul. Ainsi, quand tous les autres Magal ont lieu à une date fixe de l’année, déterminée en fonction du calendrier lunaire, celui de Porokhane peut avoir lieu à n’importe quel moment de l’année. La détermination de la date à laquelle il se tient est du ressort de la famille de Serigne Mouhamadou Bassirou Mbacké, assurément avec l’aval du khalife général des Mourides.